Je me flingue dimanche, ou j'attends lundi?
Passifiouxa, après tout
847 "pages lues" et 152 "visiteurs uniques"! Nonobstant le big bug
Une pincée dérisoire (quantitativement!!) au regard de certaines performances, et même de la moyenne, mais une foule pour l'île de Robinson. Ces chiffres m'éberluent, je le confesse : c'est plus de lecteurs peut-être en une douzaine de jours que n'en ont compté en 25 ans tous mes bouquins réunis, autrement chiadés cependant, croyez-moi. Comme aucun dialogue n'en résulte (sauf avec Eli, que je remercie publiquement après l'avoir fait en privé, mais qui me renvoyait l'ascenseur) et que vous restez opiniâtrement silencieux, j'ai un peu l'impression de dîner de la fumée du rôt, de peupler ma solitude d'une Ombre de Nombre calculé par un ordinateur fou. Si vous existez vraiment, pourtant, s'il y a des yeux, des visages, des mains, derrière ces computs, ce qui m'étonne le plus, c'est que vous reveniez : la comparaison des deux chiffres témoigne d'une assiduité qui rend assez vains les porte-jarretelles et les jupes ras-de-la-touffe dont je m'évertue à affubler mes titres : pas besoin de faire la pute avec des hôtes, schluuurp! réfléchis et réguliers. Maintenant, approbateurs
ça, c'est pas gagné! "Qui ne dit mot consent"??? Hum hum. Peut-être attendez-vous la mise à mort, comme à la corrida? N'ayez crainte, elle arrive
Pas le couperet des Autorités, une autre
Je me donne jusqu'aux froids. Encore que ce soit là l'écho d'une décision antérieure, et que l'indéniable bonheur que me procure cet étrange et très relatif "succès" soit de nature à changer la donne
Démasquons un peu notre projet, même si cette franchise, prématurée et contre-productive, ne vous est pas due, ô voyeurs agraphes! Ça me prend comme une chiasse, je le regretterai dans une heure, tant pis : l'idée de plonger dans l'océan des blogs m'est venue d'un article sur des suicides collectifs au Japon : quelques personnes se rassemblent dans une chambre ou un van, allument un barbecue sans viande ni légumes, et partent ensemble sur l'aile du CO pour un hypothétique autre monde. En extériorité, ça peut paraître idiot, on peut se dire qu'on est toujours seul devant la mort, mais j'ai des raisons vécues, que je vous exposerai un de ces quatre, de redouter un peu cette solitude-là. Et bien entendu, ce qui m'avait fait de l'oeil, c'est que ces gens s'étaient rencontrés via Internet. Ecco. D'où démarrage en première, langsam, langsam, Wozzeck, mais l'il secret fixé sur "voulez-vous mourir avec moi?" (un beau titre! mais mollo
) : sur l'espoir d'une sidéenne ou d'une leucémique, de préférence renversante de beauté, çavadsoâ, qui aurait elle aussi besoin d'une main dans sa main pour se faciliter le passage. J'espère que je ne fais pas de l'incitation, là? N'importe comment, attendez encore un peu, et, un jour où je serai en forme, je corrigerai sérieusement le tir : pour l'heure, je n'ai pas le courage de regarder "ça" en face
Ballon perdu, bouteille à la mer, enfin toutes les métaphores convenues pour les blogs. Je n'y croyais pas trop, et de toute façon l'Élue (Électrice, plutôt) ne pouvait sauf coup de pot survenir comme ça, la première : il fallait nécessairement qu'elle se détachât d'une certaine masse de visiteurs. Masse alors fort improbable, et dont je n'avais pas prévu que la voir s'esquisser (???) me redonnerait goût à l'existence!! Je m'étais fixé le butoir de décembre-janvier pour aller piquer un Noctamide-roupillon en montagne, et geler dans mon sommeil, une technique comme une autre
Or, bien que la merdouille objective n'ait guère changé, voilà que je me surprends à hésiter
et quand je hume de mon balcon l'odeur des pinèdes mouillées à quatre heures du mat, ou m'y rissole l'arrière-train vers midi (l'été s'attarde, chez nous) à trouver presque le monde bien fait! D'ici qu'on m'entende entonner à pleins poumons le "c bo la vie" qui semble l'hymne national de Blogland
Publicité