Pédophilie platonique

Publié le par Ab'alone

Mon voisin arabe a une fille de six ou huit ans, je ne suis pas doué pour ces chiffrages-là, au minois en fer de lance, aux yeux pétillants, rieuse et délurée au possible, bref, "isê théoisi plên to katthanon monon" ("semblable aux dieux, le mourir excepté" Euripide : inutile, je présume, de chercher les caractères grecs) et qui, comme il convient à une déesse, n'a pas peur de moi, du moins si j'en juge par les cinq minutes par semestre où nous nous croisons dans l'ascenseur. Non que je trouve peur ou répulsion si normales, ce n'est pas Brad Pitt que je rencontre en me rasant, mais pas tout à fait non plus Quasimodo. Mettons mi-chemin, et n'en parlons plus. Seulement la solitude a une odeur, même quand elle se lave. Et puis il y a la fameuse "tache dans le dos", ignorée de son porteur, et évidente pour les autres… sauf pour la plupart des fillettes, avec qui je pourrais, ce me semble, jouer sans instrument les joueurs de flûte de Hameln : j'évite, pour ne pas vous raser, d'évoquer vingt scènes étranges d'entente muette, d'échanges de regards, de viols de sourires, dans les parcs ou les magasins, avec des boustronnettes adorables et inconnues. Suis-je détenteur d'un magnétisme quelconque, ou sentent-elles que j'ai leur âge en dépit des apparences, ou remarquent-elles l'intérêt esthético-affectif que je leur porte, lequel est pourtant des plus discrets?…………… Négationniste et pédophile, ce mec attige! C'est une collection de tabous que tu fais, ou quoi? Du tout. Aussi peu l'un que l'autre. Plutôt un frustré de la paternité. Et NON, c'est pas pareil. La loi, je m'en bats l'œil, mais l'idée d'effleurer du doigt un être qui n'y prendrait pas de plaisir, ou qui pourrait en avoir honte plus tard, me révulse. Et de toute façon, au bout de deux ans… et demi (bigre! comme le temps passe!) sans câliner, certaines pulsions, en somme, s'atrophient. D'ailleurs, la sublimation marche à donf, words, words, words, in you my faith! N'empêche que j'ai beau me battre les flancs comme plâtre, je ne vois pas beaucoup de mots qui tiennent face à un joli visage, et guère de différence entre la jeunesse et la beauté. Les belles vieilles, c'est qu'elles ont l'air jeunes, v'là tout! Montaigne n'était-il pas de cet avis, lui qui disait : "L'amour ne me semble proprement et naturellement en sa saison qu'en l'âge voisin de l'enfance [citation d'Horace] Et la beauté non plus."? (Essais, III, 5, "Sur quelques vers de Virgile", allez-y voir, c'est le meilleur! Celui où il confie au lecteur (en latin) qu'il a une petite bite, aveu sans équivalent connu de moi avant le XXème; et, même au XXème, plutôt rare…) Amour? Adoration? Qu'importe le mot? Mais il est certain que si le suaire de Turin nous avait révélé, au lieu d'un barbu quelconque, une frimousse de minette comme j'en glane sur Internet à moments perdus, je me sentirais plus accessible à "l'amour de Dieu", et aux preuves d'authenticité dudit tissu. Bien sûr, j'aurais voulu illustrer ce blabla d'une petite Miku, ou Kyoko, ou Akane, pour te récompenser de ta présence, ô mystérieux happy TRÈS few, par un peu de pur bonheur visuel, mais ce blog de bugs, ce bloc de blagues me répond que mes photos ne sont pas des photos, il est clair que le Mac OS9 sur lequel je tapote et clopine est bon pour le musée des Eyzies : alors, ceinture, mes excellents bons! Words for ever, et sans disagne!
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Publié dans Ô femmes

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