Wie Crotte 3 : l'âme du violon
À l'ordinaire je commence par rapetasser l'articulet pondu la veille : bien rare que je poste à chaud, je me méfie trop de moi. Les fôtes, je m'en fiche (encore que) mais le plus souvent c'est trop âpre, trop cru, trop dur : il faut raboter. Édulcorer. Parfois la Loâ menace, je prête le flanc au mouchardage et à la plainte : au panier! Souvent, je me suis trop dévoilé, le "heart's need" perce la couche de rigolade : on efface, c'est la moindre des politesses que de se moquer un peu plus de soi que des autres. Mais bon, je n'y passe pas une heure, dix minutes à tout rompre quand c'était vraiment très mal chié : la spontanéité est l'âme du genre, un bleurgh ne se grave pas dans le marbre! En tout cas, pas le mien.
Puis j'appelle "Outlook express", l'adresse qui porte mon état-civil, et qui depuis des mois ne reçoit que les pièges à gogos des "phishers" (Urgent TKO notice : your account will be fermed if you don't envoie immediatly your secret numeros : ces fleurs de naves ne jaspinent même pas le françois) et les "recherches favorites" d'eBay : Volkoff, Debray, Chevrier (François-Antoine), Jacquemont, Binet-Sanglé
Mouais, rien d'intéressant; quand c'est intéressant, c'est trop cher, frais de port inclus; quand c'est bon marché, Coliposte le vole, le perd, ou le renvoie une fois sur deux; la seconde, il faut aller à dache chercher son bien : mon quartier est en "service minimum", et ça veut dire vraiment zéro. Je ne crois pas que les fonctionnaires bulgares ou centrafricains aient pu afficher, aux pires époques, des performances plus cyniquement lamentables. (Faites-moi un procès, tas de fainéants! J'AI DES PREUVES. Et d'ailleurs un cri unanime dépose contre vous.) N'empêche que je me félicite d'être sorti de l'accès de fièvre ebayaire qui m'a saisi il y a deux ans : le temps! les ruses! pour un Pléiade à deux euros de moins! Les moudus ou les retors qui faisaient grimper les enchères au-dessus du prix neuf! Passons, car ça m'a passé, et pourrait revenir.
La fièvre over-blogienne, elle, est gratuite : un gros bon point. Et, sauf ère de perturbations, le site arrive comme une fleur, même sur un Internet Explorer néandertalien. Encore une bonne note, pour moi qui n'ai pas l'ADSL, piaffe dans les embouteillages, et irais en Enfer pour éviter une queue chez Saint Pierre. Ronchonnez! Ronchonnez! Ingrats! Ça marche presque toujours. Mon expérience est courte, il est vrai
"Administration de votre blog"
Là, c'est plus fort que moi : rush sur les stats! Le tuf de narcissisme
Y sont-elles? Sont pas? À trois heures, c'est tangent. Ma précipitation est d'autant plus cocasse que depuis une semaine je constate pis qu'une stagnation : une régression presque constante, un quasi-effondrement. On a vu, on n'a pas aimé : bien pire que d'être inconnu. Fichtre! Ça se confirme! Ouiiiin! Mersonne ne m'aime! Eh! T'as vu comme tu [nous] parles, aussi? Mais juuustement! Cent-vingt mille blogs dégoulinent de mièvrerie et de "pensée positive", au moins ça vous change d'être un peu malmenés. Cha ch'est chûr : comme de prendre des coups de marteau sur la tête! Bon, bon : c'est vous qui voyez. D'ailleurs, je me demande
Le lectorat chute, c'est vrai; mais ses sommets, pas vraiment l'Ararat
La proportion lecteurs/scribouillards ne serait-elle pas d'un pour mille environ, tous blogs fondus et confondus?? On vient ici pour moi-er à bloc, le rayon Tu est mal achalandé. Se renseigner, peut-être, sur le "référencement"? Ça coince. Se mettre en vitrine, à la rigueur. Mais aller crier à la cantonade : "Eh! V'nez voir! J'en vaux le coup!" Brrr
Vent coulis dans le dos.
Clic, schplaf, collé! En un clin! Allons voir si Calamity Jane m'a mis un tit mot
Une rencontre, et tu te plains! Kestattends? Des foules? Une manif? UNE rencontre, c'est TOUT!
pour un temps. À suivre!
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