Une correspondance, 3

Publié le par Ab'alone

Ab'alone —> Xix (30/11)
Que TA position soit “inébranlable”, je m’en aperçois de reste, et ça ne me surprend pas vraiment. Pour ce qui est de la mienne, elle ne pourrait être ébranlée que par une réponse à des arguments très précis (je pense surtout aux “glissements”) et je ne vois à la place que des faux-fuyants : j’y reviens donc, en dépit de l’injonction “ne réponds pas point par point”, car je n’avalise pas ce renvoi dos à dos, à la faveur duquel tu fais passer en contrebande des affirmations peut-être pertinentes, mais infondées pour le moment. Rassure-toi, c’est le dernier effort que je fais en ce sens! Car tu ne me parais pas un “debater” correct : s’il est un fruit mûr de l’expérience, c’est qu’il est absolument impossible de se passer de bonne foi dans le dialogue : quand un des deux interlocuteurs ne cherche qu’à avoir raison à tout prix, et au mépris du sens même de ce qu’il a écrit noir sur blanc, on peut ratiociner jusqu’à la Pentecôte, on n’arrive jamais à rien.
Exemple, que tu as le toupet de baptiser “explication de texte” : “« donner de la confiture aux cochons » n’induit aucunement que la confiture soit de la merde, au contraire.” Tu m’obliges à être lourd, long et pédant – avant de laisser tomber. Je suis persuadé que tu sais lire, et que tu as très bien compris que “la merde” ne se référait qu’au “trop” entre parenthèses. Ici je ne puis mieux faire que te remettre sous les yeux mon courriel précédent : “Quand je lis, et pas hâtivement du tout : “N’as tu pas au contraire pleinement conscience, trop peut-être, de donner ta confiture à des cochons?” je ne vois pas que ce soit aux autres que cette opinion soit prêtée, mais bien à moi, L’ACCUSATION DE MÉPRIS ÉTANT AGGRAVÉE DE L’INSINUATION D’OUTRECUIDANCE (“TROP, PEUT-ÊTRE”).” Les deux points – ou trois – restent non pas inébranlables sans doute, mais assurément inébranlés : ta question oratoire, ce n’est pas dans la bouche DES AUTRES que tu la mettais, c’est TOI qui la posais; c’est à MOI que tu prêtais PUBLIQUEMENT l’opinion : “confiture aux cochons” (que tu eusses raison sur le fond est une toute autre question, qui mérite examen, et l’argument que tu donnes : “souhaiter un auditoire renforcé pour multiplier sa chance de trouver la perle, n’est-ce pas offrir sciemment son produit à une multitude de « non-perles » ? mérite d’être médité); et c’est TOI qui posais la question : “trop?” qui peut souffrir plusieurs interprétations; mais la mienne n’est pas discutée pour le moment.
Autre exemple : oui, il est “encore heureux” que les mots de soient pas neutres; mais entre autres parce que ça permet de déceler l’agression dont ils sont porteurs : “indécrottable” était totalement gratuit à ce stade du débat – à moins que tu n’aies nourri l’espoir de me “décrotter” avec ton commentaire. “Éclabousser”, avec sa connotation de souillure, portait un jugement sur l’intimité éclaboussante; et le “pour ma part” qui suivait immédiatement introduisait un EXEMPLE, et te donnait pour porte-parole du public muet : de fait tu t’étais tu toi-même sur la question du suicide – ce dont je ne te fais pas grief! Ne va pas encore battre la campagne! Je comprends très bien la gêne que j’ai occasionnée!
Je ne te reproche pas de dire que je déconne sur Nietzsche, puisque j’avoue moi-même le connaître fort mal; mais de le dire EN L’AIR : de ne pas EXPLIQUER le déconnage : c’est tout de même trop facile! Est-ce que TOI, par hasard, tu te contenterais qu’on te claironnât, sur quelque sujet que ce soit : “Vous n’avez rien compris” sans la moindre précision? Est-ce que tu remercierais? Faut pas pousser!
Etc, etc. À des FAITS, à des MOTS publics, tu réponds par une “plaidoirie” a priori : “Je ne vois pas pourquoi je ferais ci et ça”. Mon Dieu! Je n’en sais rien, et quant aux motivations je ne puis émettre que des conjectures. Tu peux très bien me considérer comme une sorte de rival, et saisir la première occasion pour me “casser” et affirmer ta supériorité. D’autre part, il se peut que mes textes t’égratignent à l’occasion et à leur insu, tu ne serais pas le premier. Après tout, tu ne t’es pas concerté avec le “lectorat”, et son “hostilité”, c’est d’abord en toi que tu la trouves : quoi de si étonnant à ce que tu me rendes quelques-uns des coups que je distribue si généreusement à droite et à gauche? Ce serait de bonne guerre, et ce n’est pas contre cela que je proteste : ce qui me hérisse, c’est que tu ne RÉPONDES pas, que tu commences par fabriquer l’adversaire pour en triompher, et pour le faire court, que tu ne cherches pas le vrai en soi, ni le bien de l’interlocuteur, ni ta propre amélioration, mais seulement une victoire facile.
Je juge la critique? Eh, qui n’en fait autant? Faudrait-il accepter n’importe quelle ânerie, et changer d’avis par complaisance? Glisser de là à la “noter”, excuse-moi, est une stupidité pure et simple. Je me fiche pas mal que tu mérites un 2 ou un 18, la question est de savoir s’il y a écoute et réponse, c’est-à-dire une chance de dialogue. Si l’on répond à autre chose que ce que j’ai dit, eh bien, je le dis! Sans courtoisie peut-être, parce que bêtise et mauvaise foi me déglinguent et terrifient, mais sans remplir de “bulletin” : en vingt ans d’enseignement, l’évaluation a toujours été mon point faible et ma tâche la plus pénible. Si je me montre plus indulgent avec “entièrement d’accord” qu’avec les remontages de bretelles, c’est bien sûr que le premier est plus agréable, mais surtout qu’il ne s’explique pas : Dieu sait ce qu’on trouverait en entrant dans le détail!
Il n’y a pas de “bonne réponse” préformatée : la bonne réponse serait celle qui me surprendrait – à condition qu’elle soit pertinente, c’est-à-dire qu’elle SOIT une réponse. De tous les commentaires que j’ai reçus, à peine deux ou trois étaient porteurs d’un atome de neuf et d’intéressant : ai-je pour autant sabré le populo? Ne t’ai-je pas souvent laissé le dernier mot? On touche à ce paradoxe que je devrais remercier qu’on veuille bien me lire, ou essayer, et puis remercier encore, systématiquement, qu’on veuille bien me donner quelque chose à lire, même n’importe quoi bâclé à la six-quatre-deux, et qui pis est dans l’unique but de me mettre le pied sur la tête! J’y reviens : je prends un RISQUE en écrivant, en écrivant CONTRE à peu près tout, et de surcroît des choses pas mal aventurées : que celui qui critique prenne le risque de voir sa critique critiquée me paraît tout naturel.
Quant à l’exigence de “montrer patte blanche”, elle est complètement imaginaire : c’est dans tes commentaires eux-mêmes que je ne voyais pas de raison de tant se rengorger et de dispenser des leçons du haut de l’Olympe. Je n’ai aucun besoin d’étiquette du prix ni d’états de services pour apprécier le produit, fût-il réduit à une phrase. Si tu me disais : “Tu te plantes, Nietzsche dit ci et ça, et tu lui fais dire ci et ça”, je n’irais pas demander une attestation comme quoi tu l’as vraiment lu, s’il y avait lieu je discuterais ad rem, c’est tout.
Cela dit, bien que tes écrits risquent fort de constituer une pomme de discorde supplémentaire et nettement plus explosive que ce qui précède (tel que je te perçois, tu ne me pardonneras jamais de ne pas les admirer éperdument) j’en recevrai volontiers quelques échantillons : du meilleur, de préférence! Pas de “je n’ai demeuré qu’un quart d’heure à le faire”! Tout porte à croire que ce blog de la dernière chance va s’enliser dans le silence, et que je n’ai plus très long temps à vivre, donc à perdre. Au moins pourras-tu recevoir un avis sincère, chance dont une fillette attirante ne saurait bénéficier.
Amende-toi, va! Je suis sûr que toi aussi tu exaspères ton entourage!

Xix —> Ab'alone (01/12)
Pour les “glissements” sur Nietzsche, tu t’acharnes à prendre ma remarque comme un outrage, grand bien t’en fasse ! Tu me fais dire que tu « déconnes » et que tu n’as « rien compris » quand je dis simplement que tu le déformes, c’est-à-dire que tu l’exagéres ou que n’ayant lu que certains passages, tu manques sans doute certaines contradictions ou modérations que Nietzsche s’apporte lui-même. Si je ne stipule pas précisément quelles « erreurs » tu fais, c’est d’abord que tes allusions nietzschéennes, je les ai lues au fil des articles, un jour, sans y mettre de marque-page : je ne saurais m’en souvenir précisément et n’ai point l’envie ni le courage de les retrouver sur le blog, dont les pages, contrairement aux sites internet, bougent et s’enfoncent au fur et à mesure que tu en rajoutes. Pas l’envie et le courage parce que ma démarche n’est pas de prouver ce qui serait ton « erreur » et ma « supériorité », mais simplement de t’indiquer une lecture qui me paraît riche, peut-être plus que tu ne l’imagines. Je comprends ta déception face à cette insuffisance de ma part : je ne livrerai ni titre, ni numéro de page, ni paragraphe pour asseoir mon propos et te désharçonner noir sur blanc et sur le champ, et je le répète - tu ne vas pas me croire : ce n’est pas ce que je cherche à faire quand je poste un commentaire sur ton blog. Le mieux que je puisse faire est de te dire ceci : ce qui se fige et se définit « nietzschéen » trahit automatiquement d’une façon ou d’une autre la pensée de Nietzsche, qui est mouvante, en doute, contradictoire comme je l’ai dit. Pour prendre un exemple grossier, tel propos nous semblera eugéniste puis un autre nous fournira la preuve irréfutable du contraire, ou bien après s’être efforcé de démolir la religion, l’auteur parle clairement de Dieu sans oser dire son nom… Et quand Nietzsche dit « maîtres », ceux-ci apparaîssent tantôt comme des brutes blondes sans culpabilité, tantôt comme ce que l’Occident peut produire de plus raffiné. Dans tous ces paradoxes, point d’incohérence pourtant : tout sonne authentiquement « nietzschéen » : on imagine alors qu’il faut y voir différents « niveaux de discours », différents niveaux de lecture. C’est là l’intérêt que je porte à Nietzsche : une pensée « vivante », et malgré toutes ces contradictions, une vérité brûlante, pas tant dans ses lignes elles-mêmes, que dans sa souffrance, dans l’humain qu’il a été, dans le cas « Friedrich Nietzsche » : un damné qui se bat comme un diable entre foi et nihilisme, envers et contre tous, jusqu’à en devenir fou. C’est ce qu’il représente pour moi : le combat désespéré et pourtant irrésistible que l’homme mène contre lui-même.
Voilà le seul point, il me semble, où il pouvait y avoir véritable discussion. Pour le reste, tu es tout de même un singulier personnage : tu me reproches de déceler aveuglément les défauts de ta cuirasse quitte à enfreindre bonne foi et vérité, et à la fois de ne pas m’atteler à déboulonner plus systématiquement ton discours pour asséner des coups qui te convainquent pour de bon ! Le fait de ne pas « m’acharner » n’est-il pas justement à mettre à ma charge quand je t’assure ne pas viser à te contredire à tout prix par pure aggressivité et mauvaise foi ? M’enfin… On ne doit pas se faire la même idée de « l’échange », et si tu me vois comme un rival (ou plutôt si tu me vois comme te voyant comme un rival, ce qui revient à peu près au même), c’est bien ton droit, on ne se méfie jamais assez ! Rival de quoi, je serais bien curieux de l’entendre : l’éloquence ? le triomphe de la vérité ? Ma foi, je capitule, prends-les ! Ou bien je ne vois pas grand chose que nous puissions faire : ce sont des intentions que tu me prêtes et que je jurerais ne pas avoir : y’a-t-il à argumenter ? doit-on persister à se dire des choses vaines sur un ton désagréable pour voir comment deux murs se regardent, campés sur leurs impressions ? « Eclabousser » t’évoque la souillure, moi plutôt la surprise, le pas en arrière instinctif (qui peut donc se dépasser par la suite), le désagrément par l’inopiné… Personne n’a « raison », chacun ses champs lexicaux : « Les mots et les sons, aimables choses, ne sont-ils pas des ponts illusoires entre ce qui est éternellement séparé ? A chaque âme appartient un autre monde. Entre ce qui est le plus semblable, l’apparence fait les plus beaux mensonges. Car c’est dessus le plus petit abîme qu’il est le plus difficile de tendre un pont ». Sacré Nietzsche ! Il m’arrive tout de même de lire autre chose, mais pour l’occasion, voilà pour toi et pour nous !
Un dernier mot sur le « risque » qu’on prend en écrivant (conviens avec moi, au passage, que « écrire contre » n’est jamais aussi risqué que « écrire pour », briser des valeurs jamais autant qu’en créer ?). Relativisons-le ce risque, qui se mesure avant tout à la sensibilité de l’auteur, à sa suceptibilité, à sa vulnérabilité. Et n’importe quel « J’accuse », n’importe quel Sartre « militant » depuis son chocolat viennois du Café Flore (la belle affaire !) demande moins de couille qu’il n’en faut au trouffion monté sur un champ de batille. Ce que je voulais te dire, c’est qu’à mon sens, celui qui montre, celui qui créé, accepte un « contrat » (c’est là que réside le risque) avec la populace qui regarde son œuvre : tu créés un texte, qu’on bave ensuite dessus (ce n’est pas ce que j’estime faire, je ré-répète !) en quoi cela te concerne ? Les trouducs de CinéLive n’ont pas aimé ton film, les chéris ! Tu peux t’en désoler pour eux mais la crotte ne t’est-elle pas tombé des fesses ? Elle ne t’appartient plus : que n’es tu déjà penché sur ta prochaine création ? Pourquoi te soucies-tu des petites évaluations de ceux qui ne font que « regarder », pourquoi te faire « populace » à ton tour, toi le créateur ? Je dis « tu », je parle de « l’artiste » tel que je vois son rôle, tu l’auras compris. Alors oui, c’est là que je me fais peut-être « prétentieux » : de refuser à celui qui montre le même droit qu’à celui qui regarde : c’est élégance du premier que de laisser parler le second sur ce qu’il voit, mais qu’on n’exige pas de lui qu’il y prête oreille ou importance, et qu’il ne se sente pas obligé d’évaluer ce qu’on dit de lui, il a mieux à faire ! Pour moi, en terme de création, il n’y a en effet pas lieu à l’échange (foin de « l’art démocratique » !) : la communication ne va que dans un sens, du riche (celui qui a quelque chose à créer) vers le pauvre. Toi, j’ai du mal à cerner ta vision de cette chose (d’où sans doute, notre « clash ») : tu me sembles te poser à la fois en créateur et à la fois en interlocuteur, sans assumer complètement l’un ou l’autre rôle.
Avec tout ça, je me garderai bien de montrer mes « écrits » s’ils peuvent constituer une pomme de discorde de ton côté. Je n’attends ni admiration éperdue, ni critique obstinée, mais ne rechignerai ni à l’une ni à l’autre. Quelqu’un les aura lus, tant mieux ! Qu’il en prenne ou laisse ce qu’il veut. En attendant de trouver quelque chose que je « puisse » te montrer, qui soit suffisament achevé et plus proche de ce que je fais d’habitude, voici un article dans la veine des tiens, qui a le mérite de coller au sujet dont je parlais à l’instant :

[…]

Ab'alone —> Xix (01/12)
Terminé pour moi. Parallélisme confirmé. Altérité irréductible. Je n'ai plus 18 ans, pour me bosseler le crâne contre les falaises. Revenons à la politesse. M'autoriserais-tu à publier ton article dans mon blog, sans le moindre commentaire, sous le nom de ton choix, et seulement précédé de ton propre chapeau : "En attendant de trouver quelque chose que je « puisse » te montrer, qui soit suffisament achevé et plus proche de ce que je fais d’habitude, voici un article dans la veine des tiens"?
Mieux encore, l'intégralité de notre correspondance, sans y changer la moindre virgule? Je laisserais ta dernière lettre sans réponse (comme "dans la vie", mais en caviardant le présent poulet). Je crois que le public serait intéressé : les "pages vues" ont DOUBLÉ lundi, et il m'étonnerait fort que mon élucubration sur "les deux morales" en soit cause : les gens revenaient pour voir si tu m'avais répondu. Tous supporters? Pas sûr. Peut-être amusés par le bras-de-fer de deux prétentieux. Mais cette immense majorité que tu dédaignes t'approuverait, je crois; et moi, ce filtre m'intéresse au plus haut point : quiconque trouve ton article "dans la veine des miens" n'est pour moi ni un lecteur ni un interlocuteur possible, mais un homme d'une autre planète, dans l'atmosphère de laquelle je ne saurais respirer.
Je regrette cette empoignade, non pas en soi, mais parce qu'elle ne pouvait déboucher sur rien. Sans réponse, mettons dimanche matin, je publie le tout, O.K.? Avec un titre neutre ("Une correspondance", par exemple).
Bon art, et sans rancune. Tu ne m'as jamais "outragé" en rien!

Xix —> Ab'alone (02/12)
Quiconque trouve ton article "dans la veine des miens" n'est pour moi ni un lecteur ni un interlocuteur possible, mais un homme d'une autre planète, dans l'atmosphère de laquelle je ne saurais respirer"...
Je ne suis pas sûr de comprendre, mais je précise tout de même que le "dans la veine des tiens" ne tendait pas à prétendre "de qualité égale" mais plutôt "dans le même registre", c'est-à-dire la rubrique "à propos de tel sujet, voilà ce que je pense". J'espère que tu l'avais compris ainsi et que tu ne t'es pas imaginé une insolence de plus de ma part. Je ne prétends nullement t'arriver à la cheville, et encore moins compter parmi les "artistes" dont je parle dans ma bafouille.
Notre correspondance, je t'autorise tout à fait à la publier - elle ne m'appartient qu'à moitié - à condition d'y mett'su'l'dos de Xix pour ce qui est de la signature. Mon article en revanche, je vois mal ce qu'il viendrait faire sur ton blog, et je préfère qu'il reste au chaud : il n'est pas exclu que je mette prochainement en ligne des choses et d'autres, dès que j'aurai le temps et le savoir pour faire un site.
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J
Oké, ton interlocuteur est un Jésuite qui triche au jeu de la Vérité, et pour la prétention, vous vous valez. Mais pourquoi vouloir lui faire avouer à tout prix son aggression ? Vachement limité, comme objectif ! Et en fin de compte le dialogue, c\\\'est toi qui le romps, alors qu\\\'il introduisait des sujets interessants, comme les rapports de l\\\'artiste avec son public.<br />
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A
J'ai répondu à ça dans mes derniers textes de décembre. Mon insistance sur un point secondaire avait valeur de test : aucun dialogue ne m'intéresse avec quelqu'un qui ne cherche pas la vérité. Le prétendu dédain de "l'artiste" pour le "public" me paraît aussi peu crédible que le reste : c'est une manière de se protéger, rien de plus.<br />