Garçon, une fille!
Chers candidats à la ma-, à la pa-ternité, que vous vouliez un garçon ou préfériez une fille, commencez par déterminer avec précision la période d'ovulation.
Pour l'option "garçon" :
1) s'abstenir de copuler pendant la semaine précédant le jour J.
2) après cette période de chasteté, le premier rapport doit se dérouler le plus près possible de l'ovulation.
3) juste avant le coït, injection vaginale LÉGÈREMENT alcaline (pas de Destop! Je décline toute responsabilité!) pour créer un environnement favorable au foutre.
4) adopter la position en levrette pour déposer la semence directement à l'entrée de l'utérus. Dunud doit pousser au max quand il sent que ça vient.
5) Dans la mesure du possible, il conviendrait que Nénette eût un orgasme, afin de produire une sécrétion alcaline supplémentaire.
Pour l'option "fille", que j'ai peut-être tort de prêter à tous les mâles, par traduction de l'introspection en sondage :
1) le rapport décisif doit précéder l'ovulation de deux ou trois jours.
2) injection de vinaigre DOUX TRÈS étendu d'eau, pour créer un environnement hostile.
3) position du missionnaire, gambettes inertes.
4) pas d'orgasme féminin. L'occase ou jamais de mettre en pratique sans état d'âme l'aphorisme de Bidochon : "Tirer un coup", c'est Pan! et pas Panhanhanhan
5) s'abstenir ensuite, ce me semble (mais ma source n'est pas très claire à ce sujet).
Le principe est simple : les spermato mâles seraient plus rapides et plus nombreux, mais moins endurants que les demoiselles. Donc bain d'huile pour MM. les frimeurs fragiles, parcours d'obstacles pour les dures à cuire et futures veuves et honte aux phallocrates (ça existe, j'en ai connu) qui persistent à penser que si "elles" leur survivent, c'est qu'elles bossent moins et n'ont pas de cur! Comme on voit, "le mal vient de plus loin".
Le docteur A. J. Bace, M. D., aux "Confessions d'un gynécologue" duquel j'emprunte les préceptes ci-dessus (je lis vraiment n'importe quoi!) et qui, bien qu'il ait avalé un parapluie, et ne "confesse" rien du tout (n'ayant jamais commis d'erreur grave, ni forniqué, dit-il, avec ses patientes) est parfois inattendu et rigolo, croit pouvoir garantir quatre chances sur cinq de réussite à qui lui filera le train. Comme son bouquin est trentenaire, je suppose qu'on a trouvé des méthodes plus sûres depuis, et que les couples éclairés peuvent désormais faire des commandes précises au Tout-Puissant. Pourtant, d'après les rares échos qui me parviennent de la vie réelle, la planification n'est pas encore parfaitement au point. À dire vrai, je transcris tout ça sans trop y croire : tout au plus ma méchanceté naturelle s'ébaudit-elle à se représenter les garçons comme enfants du plaisir partagé, et les fillettes comme produits de coïtus interrupti et d'accidents de capotes d'où indétermination, difficulté d'être, besoin de chercher la valeur dans les yeux d'autrui en bref, tout ce qui fait de moi une nana! Quelle belle métapsychoparanologie on pourrait bâtir là-dessus, bien en deçà du traumatisme de la naissance, lamentablement tardif! Il serait surprenant que quelque zozo ne s'y soit pas essayé Sais plus dans quel roman de gare (mais si! C'est dans "Le bal du dodo" de Geneviève Dormann, que je m'étais tapé pour raisons mauriciennes) j'avais lu cette réponse cocasse à "Je n'ai pas demandé à naître" : "Comment donc? Tu t'es battu pour ça, tu as évincé des millions de frères et surs spermatos! À toi la faute, mon bonhomme! Prière d'assumer."
Au fond, je gâche le métier, en fournissant gratis les conseils de tante Adeline : j'aurais dû les fourguer deux balles, voire dix, remboursables en cas d'échec : même s'ils ne valent rien, mais alors rien du tout, il me serait resté la moitié du fric, assortie peut-être de remerciements émus. Je suppose que la plupart des mages africains dont nos boîtes à lettres débordent n'ont pas d'autre secret, et que la simple loi des probabilités les dispense de recourir à la suggestion.
Pour l'option "garçon" :
1) s'abstenir de copuler pendant la semaine précédant le jour J.
2) après cette période de chasteté, le premier rapport doit se dérouler le plus près possible de l'ovulation.
3) juste avant le coït, injection vaginale LÉGÈREMENT alcaline (pas de Destop! Je décline toute responsabilité!) pour créer un environnement favorable au foutre.
4) adopter la position en levrette pour déposer la semence directement à l'entrée de l'utérus. Dunud doit pousser au max quand il sent que ça vient.
5) Dans la mesure du possible, il conviendrait que Nénette eût un orgasme, afin de produire une sécrétion alcaline supplémentaire.
Pour l'option "fille", que j'ai peut-être tort de prêter à tous les mâles, par traduction de l'introspection en sondage :
1) le rapport décisif doit précéder l'ovulation de deux ou trois jours.
2) injection de vinaigre DOUX TRÈS étendu d'eau, pour créer un environnement hostile.
3) position du missionnaire, gambettes inertes.
4) pas d'orgasme féminin. L'occase ou jamais de mettre en pratique sans état d'âme l'aphorisme de Bidochon : "Tirer un coup", c'est Pan! et pas Panhanhanhan
5) s'abstenir ensuite, ce me semble (mais ma source n'est pas très claire à ce sujet).
Le principe est simple : les spermato mâles seraient plus rapides et plus nombreux, mais moins endurants que les demoiselles. Donc bain d'huile pour MM. les frimeurs fragiles, parcours d'obstacles pour les dures à cuire et futures veuves et honte aux phallocrates (ça existe, j'en ai connu) qui persistent à penser que si "elles" leur survivent, c'est qu'elles bossent moins et n'ont pas de cur! Comme on voit, "le mal vient de plus loin".
Le docteur A. J. Bace, M. D., aux "Confessions d'un gynécologue" duquel j'emprunte les préceptes ci-dessus (je lis vraiment n'importe quoi!) et qui, bien qu'il ait avalé un parapluie, et ne "confesse" rien du tout (n'ayant jamais commis d'erreur grave, ni forniqué, dit-il, avec ses patientes) est parfois inattendu et rigolo, croit pouvoir garantir quatre chances sur cinq de réussite à qui lui filera le train. Comme son bouquin est trentenaire, je suppose qu'on a trouvé des méthodes plus sûres depuis, et que les couples éclairés peuvent désormais faire des commandes précises au Tout-Puissant. Pourtant, d'après les rares échos qui me parviennent de la vie réelle, la planification n'est pas encore parfaitement au point. À dire vrai, je transcris tout ça sans trop y croire : tout au plus ma méchanceté naturelle s'ébaudit-elle à se représenter les garçons comme enfants du plaisir partagé, et les fillettes comme produits de coïtus interrupti et d'accidents de capotes d'où indétermination, difficulté d'être, besoin de chercher la valeur dans les yeux d'autrui en bref, tout ce qui fait de moi une nana! Quelle belle métapsychoparanologie on pourrait bâtir là-dessus, bien en deçà du traumatisme de la naissance, lamentablement tardif! Il serait surprenant que quelque zozo ne s'y soit pas essayé Sais plus dans quel roman de gare (mais si! C'est dans "Le bal du dodo" de Geneviève Dormann, que je m'étais tapé pour raisons mauriciennes) j'avais lu cette réponse cocasse à "Je n'ai pas demandé à naître" : "Comment donc? Tu t'es battu pour ça, tu as évincé des millions de frères et surs spermatos! À toi la faute, mon bonhomme! Prière d'assumer."
Au fond, je gâche le métier, en fournissant gratis les conseils de tante Adeline : j'aurais dû les fourguer deux balles, voire dix, remboursables en cas d'échec : même s'ils ne valent rien, mais alors rien du tout, il me serait resté la moitié du fric, assortie peut-être de remerciements émus. Je suppose que la plupart des mages africains dont nos boîtes à lettres débordent n'ont pas d'autre secret, et que la simple loi des probabilités les dispense de recourir à la suggestion.
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