Tous les affreux

Publié le par Ab'alone

Terrorisme sexy lingeries assassines
Sous-tifs bordés d' dentell' bas d' filet slips coquins
Pantalons élastiqu' où la fess' s'emboudine
T-shirts mouillés déshabillés arachnéens
Port' jarr'tell' Comment ça, oppression masculine?
Mais ça plaît aux nanas mon vieux t'y comprends rien

Je pense à toi Marie pas cruche et cœur d’élite
Mais gueul’ de raie cageot classé à toi qui crains
De mourir sans savoir la saveur d’un coït
Ça t' dégoût' de t' fringuer et pi ça sert à rien
Si tu t' dégott' un mec ça n' sera pas Brad Pitt
Et tu s'ras l' pis-aller que l'on cache aux copains

Rencontres libertin' orgasmes de haut vol
Positions potassées dans les meilleurs traités
Respectez vos fantasm' et r'trouvez la santé
Lèch' suc' fouill' refais ça encore oh tu m' rends folle
Oh garde tes chaussur' oh flanqu' moi des torgnoles
La mienn' j' te jur' mon pote elle aim' s' fair’ savater

Je pense à toi frais débarqué de ton Aurès
Ton veston d'un autre âg' rencoigné dans l' métro
Dans tes yeux résignés grond' le souk des caresses
S'il te reste trent' ball' tu t' paieras un porno
Tu f'rais bien rigoler en disant qu'on t'agresse
Heureux si d'main tu peux t'oublier dans l' boulot

Corps de bronz' ou d'albâtr' joncs soupl' ou bell's armoires
Peaux d' satin duvets d'or seins comm' deux veaux jumeaux
Golfes d'ombre où les yeux éperdument s'égarent
Vaseus' tes métaphor' pass' nous donc des photos
Vieux premiers dégarnis gladiateurs Non, sans char
Les mecs, mec, ça n'a pas d'importanc' qu'ils soy' beaux

Je pense à toi Joë à ta triste carcasse
Clouée depuis vingt ans dans un fauteuil roulant
À toi dont les forceps écrasèrent la face
À toi qu'on surnommait en class' l'orang-outan
À vous tous qui froncez le nez devant les glaces
Aux estropiés aux couturés et aux mutants

Vous auriez pas du feu i m' semb' que j' vous ai vue
C'est pas vous qui tourniez dans l' Bal des innocentes
Z'aimez pas les dragueurs ça tomb' bien moi non plus
J'y peux rien si tu m' plais tu voudrais pas que j' mente
T'as d' beaux yeux tu vois tout t'es si intelligente
Le bonheur ça s' mérit' puceau rien n'est couru

Je pense à toi Pierrot l' plus blanc des estivants
Qui avais inscrit drague à ton emploi du temps
Et qui un' fois passées les trop moch' les trop blettes
Les pressées les fringuées les trop jeun' les trop chouettes
Rentrais la bête haute et l'orgueil pantelant
Au pays des chimèr' achever tes conquêtes

Rumeurs sous les balcons murmur' dans les sous-bois
Patelins désarmants de la carte du Tendre
Creux de l'épaul' refug' du col havre des bras
Terme de toute erranc' Qu'as-tu dit Mélisande
Ô Temps suspends ton vol Que serais-je sans toi
C'est qu' t'as jamais aimé con tu peux pas comprendre

Je pense à vous zombies déguisés de cuir noir
Vous la fleur d' la baston au bal du sam'di soir
Les meufs vous font tartir à fair' du sentiment
Y a aut' chos' dans la vie ouais moi j' demande à voir
Et quand il vous arriv' d' vous passer d' consent'ment
J' dis pas que j' vous approuv' mais enfin j' vous comprends

Play-boy en bengali élection de Miss Monde
Love interest plaqué sur la vie de Jésus
Les parfums les couleurs et les sons se répondent
Premièr' leçon la terre tourne autour du cul
Ça vise à quoi tordu tes plaintes pudibondes
À brûler les sex-shops, à tuer les bien foutus?

Je pense à vous tous les affreux mes camarades
Peuple errant désuni sans valeur sans fierté
Aucun gros lot jamais n' raval'ra vos façades
Mais vous bavez dans l'ombre au nom d' la liberté
Ne prêtez plus l'oreille au son des sérénades
La vie n'appartient pas aux nantis d' la beauté

Ne vous aveuglez pas en castagn' et en viols
Ne grattez plus les miett' au banquet des rentiers
Espacez les branlett' et rangez l' vitriol
Au consortium du cul refusez votre obole
Tirez votre vigueur d'être désespérés
Et bâtissez un monde où enfin vous vivrez.
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Publié dans Chansons

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J
C'est excellent ! Vraiment.
Répondre
A
Merci sincèrement de ta persévérance! Le temps de m'ébrouer un peu, et je te rends une petite visite.