Démission
Fernand tu nen crois rien on déconne on te ment
Tu t pinc et tu fais aille tu dout de tes oreilles
Moi qui n vivais qu pour ça et pour le jus d la treille
Eh oui mon pot jai bien largué lenseignement.
Au moins tu m tiendras quitt du blabla cent fois lu
Sur le boulot pépèr les horair les vacances
Cest vrai quy en a qui bull et même en abondance
Mais bien moins quon ne pense et bien moins qu nos élus
Tu m somm de réfléchir avant d mourir de faim
Rassur toi jai un psy qui connaît la musique
Ça durra pas toujours mais quell que soit la fin
Ce srait signer connard d fair ce job pour le fric
Tu sais bien quon aurait dpuis longtemps mis les bouts
Sans le vertig du vrai sans la joie sans ces cours
Qui nous régénéraient ainsi quun bain damour
Sans compter les fillett mais là chut cest tabou
On a connu des goss oh par an six ou sept
À qui cétait bonheur denseigner lirrespect
Des yeux étincelants des voix qui vous dopaient
Brimés ils pétillaient Enfants-rois quils sont bêtes!
Regard les à présent plus pourris qu leurs parents
Cest ignar cest inept et ça veut des égards
Égards pour leurs erreurs égards pour leur néant
Si tu veux les fair rir parle-leur du Grand Soir
Et ça réclam des rcett pour passer lexamen
Ça veut son bac pour se payer un gross voiture
Et ça s bat pour un sac paraphé Calvin Klein
Ils ont fermé boutique avant mêm louverture
Fernand et si cétait lexcrément de nos lçons?
Ni toi ni moi navons jamais donné un colle
Ni décrété j suis l prof morveux donc jai raison
Notre Grand Soir cétait d libérer leur parole
Aurions-nous libéré la niaisrie labjection?
Et si pensant pousser les volets sur laurore
Nous avions entrouvert le placard de Pandore?
Et si lhomme était vil, et si lhomme était con?
Non je ne bêlrai pas le credo d nos élites
Qui nont dautre ambition que d former des moutons
D noyer leurs marionnett dans des flots deau bénite
Msieur Lang ne m fra pas croir quil se prend pour Platon
Quand cest toujours le mêm quarteron dspécialisses
De Barth au petit pied qui enterr sous létron
Des schiémas actanchiels des sign dénonchiachion
Le rayon qui passait encor dans linterstice
Le texte qui chantait ils le font balbutier
Celui qui bande encore ils le soignt au bromure
Et pour peu que lon sût rien ne vaut leur culture
Pour désapprendre à lire à écrire à penser
Pendant que Nosseigneurs les pères et les mères
Perchés sur nos épaul comme un rang de choucas
Dotés de science infuse et craints du ministère
Nous becquett de faudrait dà vot plac de ya quà
Quils nous demand la lun sans allumer l quinquet
Exig que nous changions leur ânon en Pégase
Tout en passant la smain sans terminer un phrase
Et en l laissant planté devant ses ptits Mickeys
Je trouv que d la violenc moi y en a pas assez
Il faut tasser la poudre et qu ça saute et qu ça pète
On senfonc dans la merde à chaque réformette
Et y a pas dautre issue qu tout casser ou s casser
J suis parti cest l bon choix jétais un mauvais maître
Le paumé qui m faisait larmoyer au ciné
Dans la class bien souvent jai dû lui rire au nez
Je nai senti qu les sall et j nai pas vu les êtres
Sauf ces quelques vivants quont fui chez les curés
Et dont les yeux m rendaient la vie avec usure
Esculap ne pensait quà panser sa blessure
Narcisse alimentait la brais du feu sacré
Bon débarras pour eux! jai pas dprogéniture
Pour excuser ma trouille et mes compromissions
Et sans trop minquiéter d la bouffe et d la vêture
À la lueur des étoil j vais écrir des chansons.
Tu t pinc et tu fais aille tu dout de tes oreilles
Moi qui n vivais qu pour ça et pour le jus d la treille
Eh oui mon pot jai bien largué lenseignement.
Au moins tu m tiendras quitt du blabla cent fois lu
Sur le boulot pépèr les horair les vacances
Cest vrai quy en a qui bull et même en abondance
Mais bien moins quon ne pense et bien moins qu nos élus
Tu m somm de réfléchir avant d mourir de faim
Rassur toi jai un psy qui connaît la musique
Ça durra pas toujours mais quell que soit la fin
Ce srait signer connard d fair ce job pour le fric
Tu sais bien quon aurait dpuis longtemps mis les bouts
Sans le vertig du vrai sans la joie sans ces cours
Qui nous régénéraient ainsi quun bain damour
Sans compter les fillett mais là chut cest tabou
On a connu des goss oh par an six ou sept
À qui cétait bonheur denseigner lirrespect
Des yeux étincelants des voix qui vous dopaient
Brimés ils pétillaient Enfants-rois quils sont bêtes!
Regard les à présent plus pourris qu leurs parents
Cest ignar cest inept et ça veut des égards
Égards pour leurs erreurs égards pour leur néant
Si tu veux les fair rir parle-leur du Grand Soir
Et ça réclam des rcett pour passer lexamen
Ça veut son bac pour se payer un gross voiture
Et ça s bat pour un sac paraphé Calvin Klein
Ils ont fermé boutique avant mêm louverture
Fernand et si cétait lexcrément de nos lçons?
Ni toi ni moi navons jamais donné un colle
Ni décrété j suis l prof morveux donc jai raison
Notre Grand Soir cétait d libérer leur parole
Aurions-nous libéré la niaisrie labjection?
Et si pensant pousser les volets sur laurore
Nous avions entrouvert le placard de Pandore?
Et si lhomme était vil, et si lhomme était con?
Non je ne bêlrai pas le credo d nos élites
Qui nont dautre ambition que d former des moutons
D noyer leurs marionnett dans des flots deau bénite
Msieur Lang ne m fra pas croir quil se prend pour Platon
Quand cest toujours le mêm quarteron dspécialisses
De Barth au petit pied qui enterr sous létron
Des schiémas actanchiels des sign dénonchiachion
Le rayon qui passait encor dans linterstice
Le texte qui chantait ils le font balbutier
Celui qui bande encore ils le soignt au bromure
Et pour peu que lon sût rien ne vaut leur culture
Pour désapprendre à lire à écrire à penser
Pendant que Nosseigneurs les pères et les mères
Perchés sur nos épaul comme un rang de choucas
Dotés de science infuse et craints du ministère
Nous becquett de faudrait dà vot plac de ya quà
Quils nous demand la lun sans allumer l quinquet
Exig que nous changions leur ânon en Pégase
Tout en passant la smain sans terminer un phrase
Et en l laissant planté devant ses ptits Mickeys
Je trouv que d la violenc moi y en a pas assez
Il faut tasser la poudre et qu ça saute et qu ça pète
On senfonc dans la merde à chaque réformette
Et y a pas dautre issue qu tout casser ou s casser
J suis parti cest l bon choix jétais un mauvais maître
Le paumé qui m faisait larmoyer au ciné
Dans la class bien souvent jai dû lui rire au nez
Je nai senti qu les sall et j nai pas vu les êtres
Sauf ces quelques vivants quont fui chez les curés
Et dont les yeux m rendaient la vie avec usure
Esculap ne pensait quà panser sa blessure
Narcisse alimentait la brais du feu sacré
Bon débarras pour eux! jai pas dprogéniture
Pour excuser ma trouille et mes compromissions
Et sans trop minquiéter d la bouffe et d la vêture
À la lueur des étoil j vais écrir des chansons.
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